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serguei1Le Serguei que l’on connaît comme dessinateur-éditorialiste au quotidien Le Monde , depuis 1982, est né à Buenos Aires, enfant unique d’une famille de musiciens et peintres venus des steppes russes et des côtes baltes. Sur le premier Bechstein du salon, Serguei jouait du Bach mais aussi du jazz, du rock, du tango, des airs folkloriques argentins. Il dessinait aussi. A dix-sept ans, il obtient un prix national pour son premier livre de dessins  Serguei O no Serguei. Deux ans après, il collabore avec trois journaux, la télévision et le théâtre. La censure des militaires finit par avoir raison de son enthousiasme. Il a vingt ans lorsqu’il s’en va avec un aller simple pour l’Europe. A Paris, il vit assez rapidement de ses dessins. Lors d’un vagabondage métaphysique en Auvergne où il échoue pendant deux ans, il tombe amoureux de la France. La frénésie du travail commence : Le Monde, L’Express, le New York Times. Il obtient la Palme d’or du Festival international de Bordhiguera, en Italie. Il publie des livres de dessins,  deux fictions illustrées : L’Ivresse des livres (Stock), Dieu, Les Anges et la femme (Le Seuil). Il réalise des dessins animés, dont Axel, une série de trente épisode pour France 3 et Antenne 2, dont il signe aussi la musique, comme Jeff, l’habillage des émissions jeunesse de France 3. En 2000, il conçoit, et dessine les maquettes des vingt chars du Carnaval de Nice pour le passage au XXIè millénaire.

Mais sitôt seul, il ne cesse de composer des chansons sur son piano Pleyel. Sans crier gare, en janvier 1997, il enregistre un premier disque : Falistanie (Clémusique). Des chansons, des histoires chantées d’amour et de mort, des plongeons en apnée jusqu’aux sources et des allés sans retour. Son deuxième disque, Révolution Tanguera (Nocturne 2005) est un hommage à l’Amérique Latine. L’Homme nu, est un opéra BD (Nocturne 2008) qui met en chansons la BD publiée tous les jours dans Le Monde durant l’été 2007. En 2018, un roman Le Poubelle des merveilles (Albin Michel), et un nouvel album L’Archipel des coeurs brisés (Tune Core), 14 chansons en français et en espagnol, chant, piano, violoncelle. Janvier 2019, il est à Enghien-les-Bains, pour une Expo-Concert. L’exposition d’une sélection de cinquante dessins d’actualité publiés dans Le Monde, et une dizaine d’écrans numériques montrant ses dessins animés (Axel et Jeff) diffusés dans les émissions Jeunesse de France3 et des interviews réalisés par Arte et France 2.

Concerts

En France : à Paris, au Café de la Danse, Le Loup des Faubourgs, La Scène, Sunside,Théâtre du Rond Point (spectacle Homme nu Opéra BD), Maison de l’Amérique latine.

au Mans : Théâtre de l’Ephémère, Palais des Congrès (Exposition de 350 dessins d’actualité et concert : Le Tango du dessinateur)

à Nice :Théâtre de Verdure

En Italie : Florence, Institut français (Expo et concert)

En Allemagne : Rostock, Berlin, Heidelberg et Tubingen

En Inde: Madras, Pondichery, Trivandrum, Hyderabad, Delhi, Ahmedabad, Bombay (dans chaque ville, expo et concert : Le Tango du dessinateur)

Expositions

Expositions individuelles à Lucerne et Zurich (Suisse), Yokohama (Japon), 3 expositions à Paris et des expos-concerts à Paris et Ile de France, au Mans, à Florence en Italie et dans sept villes indiennes.

Livres

Serguei O no Serguei (Argentine)

Le cirque en fuite (Grandir)

La vie exemplaire et héroïque de l’employé de bureau (Denoël)

Il était une fois à l’Est (Denoël)

L’Ivresse des livres (Stock)

Dieu, les anges et la femme (Le Seuil)

La Poubelle des Merveilles, 2018 (Albin Michel)

CD

Falistanie,1997

Revolution tanguera , 2005,CD-BD collection Jazz BD (Nocturne)

L’Homme Nu, 2008,CD BD collection BD(Nocturne)

L’Archipel des coeurs brisés, (TuneCore 2018)

Concert Spectacle

L’Homme nu, la BDprojetée en grand écran, piano et chansons,au Théâtre du Rond Point à Paris.

Carnaval

Serguei conçoit, dessine et suit la fabrication des vingt chars du carnaval 2000 de la ville de Nice ainsi que les six cents grosses têtes du défilé et les chars à fleurs. Sur le thème des odyssées humaines, il retrace l’Histoire depuis le Big-Bang jusqu’à la lutte pour les droits de l’homme.Il signe la musique officielle du carnaval : Karnasong.

Spectacle Concert-Expo présenté par Serguei :  

Le Tango du Dessinateur est un spectacle interactif où je raconte à travers mes dessins et mes chansons les histoires du monde qui nous entoure avec son présent trouble, son passé coupable et son avenir incertain.

Ma double condition de dessinateur de presse et de musicien m’a amené à concevoir la formule de Concert Expo.

Dans l’Argentine des Généraux j’exerçais mes deux métiers avec un relatif bonheur depuis l’âge de quatorze ans. Très vite, il me fut impossible de chanter et dessiner plus fort que le bruit des bottes et le silence des disparus.

Aujourd’hui, avec le Monde, je dispose d’un digne observatoire de l’actualité. Je peux enfin dessiner et chanter à cœur ouvert. »

Extraits de quelques critiques

Paroles et musique de Serguei, qui s’accompagne au piano. Ses chansons sont carrées, comme Boris Vian désirait qu’elles le fussent. Certaines ont cet air de gaieté méchante de Vian d’ailleurs. Mais elles sont arrondies et sèches aussi, en noir et blanc, elles ont la netteté des dessins de Serguei dans Le Monde. En tout cas, ce n’est pas un piano d’Ingres, c’est le trait d’une personnalité, d’une force joyeuse et batailleuse, avec des échos de tango (cette Argentine d’où vient Serguei), le sérieux narquois de Kurt Weill, et le goût de chanter qui définissait l’être humain. Francis Marmande,(le Monde)

Serguei, le tango et la plume

Le Brésilien Vinicius de Moraes était à la fois diplomate et poète. L’Argentin Sergei est, de son côté, musicien en même temps que dessinateur de presse réputé (au Monde, notamment). Son deuxième CD, Révolution Tanguera (Nocturne), huit ans après le premier, confirme un talent protéiforme: chanteur, pianiste, compositeur et parolier (accessoirement, il est aussi romancier). Pour qui le découvre, c’est moins la voix (à la Paolo Conte) que la beauté des texte qui retient l’attention: en espagnol mais aussi en français pour deux chansons. Il s’approche de l’univers sombre de son compatriote Santos Discepolo (dans Tango decadencia), ou adapte le mythe brecthien de Mackie le surineur avec Pablo Cuchilla. Son langage est le tango, mais il est aussi marqué par la chanson de son pays d’accueil, la France, où il s’est installé en 1980, à 20 ans, fuyant la dictature.. Il présente ce soir ses chansons dans l’ambiance intime d’un club de jazz (Sunside à Paris), avec Yves Torchinsky à la contrebasse et Eddy Tomassi, autre Argentin, déjà repéré aux percussions au sein des Tambours du sud du Minino Garay.François-Xavier Gomez (Libération)

Serguei : « Révolution tanguera »

Du dessin (pour Le Monde, l’Express, France3) et l’écriture à la musique, il n’ya a qu’un pas franchi par Serguei, pianiste et chanteurné à Buenos Aires de parents russes et baltes. Autant dire qu’il a la passion chevillée au corps, « cette pensée triste qui danse ». Une métaphore qui colle à l’esprit et à l’ambiance de cet opus traversé par les poèmes sombres et allumés de son interprète et les accents déchirants du bandonéon d’Olivier Manoury. Influencé à la fois par la scansion nougaresque et le lyrisme d’un Piazzola. Sergueinous entraîne sur des chaos de rêves où il est question de frères humains et d’amour à mort… Une sorte de tango infernal, pas toujours facile à suivre mais illustré par des dessins qui ont une grande puissance évocatrice. (Le Figaro)

Le Tango du dessinateur

En voilà une belle surprise ! On le savait excellent dessinateur : Serguei l’Argentin auteur de La vie héroïque d’un employé de bureau, de Il était une fois à l’Est est aussi un remarquable musicien (pianiste), auteur de chanson et interprète. Son premier disque vient de paraître chez Tune-Up/Gangster. Treize chansons étonnantes où s’entremêlent le français et l’espagnol et qui sont si merveilleusement interprétées qu’elles pourraient faire de l’ombre à bien d’autres chanteurs latins : Paolo Conte, Lucio Dalla et même Julio Iglesias car lui, le grand Serguei, chante admirablement le tango. Ses chansons racontent sa vie, l’amour et la guerre, la terre et la mer, le monde qui pleure et la “ grande comédie d’un petit rôle ” dans la vie amoureuse. Une merveille d’un langage universel que ce disque et une belle leçon de musique aussi.(B.L. , La Dépêche du Midi)

Serguei joue avec les mots, avec les langues, français et espagnol. Le chanteur-dessinateur mixe les cultures pour mieux les appréhender et les faire siennes. Les couleurs, les sons et les odeurs de Buenos Aires nourrissent une bonne part de son inspiration musicale. Ses chansons vibrent sur des rythmes ensoleillés : salsa, pasodoble, tango sont la base de ses constructions mélodiques. Artiste du sud s’il en est, Serguei aime se frotter aux univers afro-cubains les plus déhanchés. Jazz et rock font également partie de son vocabulaire musical. Un artiste de la veine du Brésilien Chico Buarque. Un CD a posséder de toute urgence.

(Dernières Nouvelles d’Alsace)

Une critique du concert-expo “ le Tango du dessinateur ”

Personne ne sait vraiment qui il est, mais la plupart connaissent sa signature. Reporter dessinateur au journal Le Monde, Serguei est également l’auteur d’un récent roman paru aux éditions du Seuil, Dieu, les anges et la femme. Lors du Forum, il présentait une exposition de dessins originaux, parus dans Le Monde, La Belle et la Bête. La Belle et la Bête : esthétique et éthique, un même combat ? Une balade dans les paysages de l’actualité. Sans apporter de réponses, les dessins nous ouvrent les yeux, nous font nous poser les questions sur ce qui nous entoure. Polémique ? Assurément. Humoristique ? Evidemment. Le crayon croque dans l’info, parfois démesurément. “ Dans ce genre d’information, j’ai le droit de perdre la raison ”. Samedi soir, il laissait sa palette de couleurs pour jouer sur les touches noires et blanches de son piano. Avec son groupe, il s’est installé au piano, le temps de quelques dépêches. Une mise en scène nous entraîne dans son bureau. Et les dépêches qu’il reçoit sont le déclenchement de chansons. Serguei raconte “ les affres ” de son métier, “ partagés entre le mensonge et la valse des réalités ”. Sur des rythmes latino-américains, il chante dans sa langue natale les excès d’un monde qui se perd. Une musique d’ambiance intimiste où l’homme partage dans une poésie touchante, ses plaisirs et ses craintes..

(Ouest-France)

Serguei passe le tango au vitriol

A l’image de ses dessins, de sa musique et de ses romans, l’illustrateur possède un univers singulier.

Serguei est dessinateur, mais aussi musicien, et pas vraiment débutant. Argentin d’origine, il est issu d’une famille russe férue de musique classique. En 1997, il sort un premier album, Falistanie. Il ne s’arrête pas là puisque il a aussi écrit deux romans l’Ivresse des Livres et Dieu les anges et la Femme. Serguei se heurte à la « problématique Cocteau » : peut-on véritablement être dessinateur, musicien et écrivain ? Le dessin reste pour lui l’art premier, que ce soit en illustration des livres ou des disques : un univers à l’image de son trait, capable de cerner en peu de lignes un imaginaire débordant. Serguei scrute et interroge l’humanité, sa création et sa destruction, ses débordements charnels et émotionnels. Dans Révolution Tanguera, l’Amérique latine est à l’honneur. Sandrine Teixido (Vibrations)

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